Extrait de films

Frimousses rousses n°20

Un des petits régals du film se déguste lors d’une scène où Hugues rend visite à la famille de la très démocrate Katherine Hepburn (jouée par Kate Blanchett) , sa petite amie. La famille est visiblement très riche. Et très à gauche. « Nous sommes tous des socialistes dans cette maison ». Evidemment avec l’ouverture d’esprit qu’on connaît aux gauchistes « qui ont tout compris », il est interdit de critiquer Roosevelt ! Sous peine d’exclusion. Quand Hugues tente d’expliquer son business et surtout sa passion, on lui coupe la parole pour changer de sujet. Tout cela n’est en effet que vil matérialisme pour des esprits ouverts qui n’apprécient que l’art abstrait et ne « lisent que des livres » et surtout pas des magazines financiers. L’argent est en effet une chose si répugnante pour des gens aussi chics : il ne faut pas en parler, surtout pas à table ! Hugues, à bout de nerfs durant ce repas démocrate très anti-démocratique, rappelle à ses hôtes insupportables qu’ils ne soucient pas d’argent et de comment en faire, tout simplement parce qu’ils en ont toujours eu et sur ce, quitte la table. On jubile à la peinture satirique de l’incohérence puante de ces gens donneurs de leçons, vulgaire collection de minables se prenant pour des intellectuels, vivant de l’argent qu’ils n’ont pas gagné, s’empressant de cracher sur ceux qui le gagnent, eux, en faisant avancer la civilisation, en créant, en travaillant utile.

Aviator (2004), Howard Hughes, l’industriel, dîne chez les Hepburn, artistes.

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Plaisanter en face du danger, la suprême politesse

Le panache, c’est un fruit de l’intelligence, de l’intégrité et du courage… donc peu probable d’en être témoin aujourd’hui et de plus en plus difficile d’en être auteur.

 Le panache n’est pas la grandeur, mais quelque chose qui s’ajoute à la grandeur, et qui bouge au-dessus d’elle. C’est quelque chose de voltigeant, d’excessif ? et d’un peu frisé. (…) le panache, c’est l’esprit de la bravoure. Oui, c’est le courage dominant à ce point la situation qu’il en trouve le mot. Toutes les répliques du Cid ont du panache, beaucoup de traits du grand Corneille sont d’énormes mots d’esprit. Le vent d’Espagne nous apporta cette plume ; mais elle a pris dans l’air de France, une légèreté du meilleur goût. Plaisanter en face du danger, c’est la suprême politesse, un délicat refus de se prendre au tragique ; le panache est alors la pudeur de l’héroïsme, comme un sourire par lequel on s’excuse d’être sublime. Certes, les héro sans panache sont plus désintéressés que les autres, car le panache, c’est souvent, dans un sacrifice qu’on fait, une consolation d’attitude qu’on se donne. Un peu frivole peut-être, un peu théâtral sans doute, le panache n’est qu’une grâce ; mais cette grâce est si difficile à conserver jusque devant la mort, cette grâce suppose tant de force (l’esprit qui voltige n’est-il pas la plus belle victoire su la carcasse qui tremble ?) que, tout de même, c’est une grâce que je nous souhaite. Edmond Rostand

L’incontournable Cyrano de Jean-Paul Rappeneau

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La mélancolie de l’Hiver

A nous qui n’avons ni unité, ni combats fraternels, qui avons trop, d’échecs, de pertes, de renoncements…
A nous qui avions les plus grandioses aventures, à nous qui avons les « 25 jours Auchan » et les « Anniversaires Carrefour« .

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La Crise de Coline Serreau

… vous l’avez sans doute déjà vu, mais je me dois d’héberger un extrait de ce petit chef d’œuvre de 1992, court et complet.

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Seul contre tous

La franchise, la virilité refoulée, le dégoût, la finitude de notre société… en quelques petites minutes.

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« … je suis son père, et si je l’ai fait venir dans ce monde même par erreur, je dois l’assumer. »

« Je nettoie, je dépeuple… »

Flûte aux retraites, à la natalité des abrutis, merde à l’immigration, merde à la foule…
On veut de l’air, on veut de la place, on veut notre quota de liberté !

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extrait d’un Idiot à Paris – 1967

 

L’ordre et le désordre

« (…) les corses plastiquent tes marseillais et tes marseillais emplafonnent éventuellement les corses, on ne pas vraiment appeler cela du désordre. »

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Flic ou Voyou – 1978

Violence salutaire – Taken (2008)

Le gentil lien culturel : http://www.megaupload.com/?d=CXGUPMMI

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La vraie fonction de la secu

Nourrir la misère de demain.

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Fight Club – l’ultime coupable

Après Fdesouche, la droite populaire, Finkielkraut, Zemmour, les jeux vidéo
ou Dragon Ball Z… Les procureurs du bien que sont Laurent Joffrin,
le Mrap et cie… s’orientent vers le film Flight Club. Faut tout interdire
et juger tout le monde, en taule Brad Pitt !

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Pater familias

Certainement le meilleur et le plus drôle passage d’ O’Brother, la définition du pater familias. qui est comme toujours chez les frères cohen, l’éternel couillon des femmes.

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Prenez donc un repos mérité de la barbarie cosmopolite, oubliez un moment que vous être déjà mort et lâche, comme nous tous.

Maxime du site :
" Lorsque l'on n'a pas l'argent, pas la santé, pas la beauté, pas l'instruction à donner à une progéniture, faire un enfant devient un crime contre l'humanité, se retenir un acte de grandeur. " 

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